Dimanche 22 Mai 2022 12h30

Dimanche 22 Mai 2022 12h30

13h/15h Repas suivi du SPECTACLE Assiette complète (classique ou végétarienne) + spectacle: Adultes/ l’assiette 12 €,le spectacle 15 €, Spectacle gratuit pour les enfants

Réservations (jusqu’au 21 Mai ):

Déjeuner Concert avec

Annick Tangorra Alain-Jean Marie

« Time for Cry »

Chanteuse, auteur, compositeur,

Annick Tangorra compte aujourd’hui parmi les plus émouvantes voix du jazz et des musiques du soleil.

Ses atours sont issus d’un travail de taille, entamée très jeune du chant classique au piano via la guitare. Elle a aussi bourlingué pas mal, notamment au Brésil et aux Antilles pour aller renifler de près la marmite des musiques métissées dans laquelle elle a dû tomber un jour, étant petite, sur le port de Marseille.

Elle a fait de la route sur scène aux côtés de pointures tel que le pianiste Alain Jean Marie, l’organiste Emmanuel Bex, le trompettiste arrangeur Ivan Jullien.

Sur ce chemin de carrière elle a fini par franchir le pont entre l’interprétation et la composition. À la clé ? Trois albums de compos dont le dernier « Springtime », sorti en 2014, réalisé et arrangé avec le pianiste martiniquais, Mario Canonge .

Alain Jean-Marie

Personnage aussi discret qu’inspiré, Alain Jean-Marie possède la subtilité harmonique, l’assise rythmique, l’amour de la phrase mélodique et le sens du toucher qui sont la marque des grands pianistes, et le distinguent à l’évidence comme un des solistes majeurs de la scène européenne.

Né en 1945 à Pointe-à-Pitre, Alain Jean-Marie apprend le piano en autodidacte dès l’âge de huit ans. Adolescent, il fait ses débuts professionnels dans les bals en Guadeloupe, et en particulier au sein de l’orchestre de Robert Mavounzy. De 1967 à 1970, Alain Jean-Marie fait des allées et venues entre le Canada (l’été) et les Antilles (l’hiver). En 1969, il enregistre « Piano Biguines », prémices d’une série qui débouchera vingt-trois ans plus tard sur le premier enregistrement de « Biguines Reflections ». Il se produit alors régulièrement en trio avec Winston Berkley et Jean Claude Montredon.

En 1973, Alain Jean-Marie s’installe à Paris, et a la chance de jouer très vite avec Al Lirvat, musicien qu’il admire profondément. Rapidement reconnu comme un partenaire de premier choix, il est abondamment sollicité depuis lors, et accompagne régulièrement les plus grands : Chet Baker, Sonny Stitt, Art Farmer, Johnny Griffin, Lee Konitz, Bill Coleman, Max Roach, Benny Golson, Christian Escoudé…

Prix Django Reinhardt en 1979, il accompagne régulièrement la chanteuse Dee Dee Bridgewater à partir de 1986, époque à laquelle elle le sollicite pour accompagner son spectacle consacré à Billie Holiday, « Lady Day ». En 1987, Alain Jean-Marie enregistre en duo avec le contrebassiste Niels-Henning Orsted Pedersen (« Latin Alley »). En 1990, il enregistre également « The world is falling down » avec Abbey Lincoln, aux côtés de Jackie McLean, Billy Higgins et Charlie Haden. Il joue et enregistre aussi fréquemment avec Barney Wilen (« La Note Bleue », en 1986, bande-son d’une bande dessinée de Loustal, puis « Dreamtime » en 1992), avec Henri Texier et Aldo Romano (« The Scene Is Clean » – 1991), ou encore avec Michel Graillier (ils enregistre en 1991 deux superbes albums de duos de pianos, « Portrait in Black and White » et « Oiseaux de Nuit » qui seront édités tardivement, en 2004 et 2005).
Alain trace son sillon

En 1992 il vient sur le devant de la scène avec la suite de Piano Biguines, « Biguines Reflections », qui sera suivi de trois autres opus : « Biguine Reflections II » en 1996, « Serenade » en 1998, et « Delirio » en 2000. Il puise ici dans ses racines antillaises, et y adjoint sa culture be-bop dans un mariage biguine-jazz particulièrement réussi, et où il rend hommage aux fondateurs, Al Lirvat, Robert Mavounzy… Alain Jean-Marie fera des émules, et crée ainsi un mouvement musical original, en gestation déjà dans les premiers enregistrements sous son nom. Son goût pour la rencontre des cultures se retrouvera plus tard dans son duo avec Morena Fattorini.

Parallèlement, Alain Jean-Marie se produit en trio ou quartet plus strictement jazz, avec Gilles Naturel et John Betsch (« Lazy Afternoon » – 2000), Gilles Naturel et Philippe Soirat, Anne Pacéo, Darryl Hall, Guillaume Naturel, Olivier Témime…

Le solo ne lui est pas non plus étranger. En 1997, il trouve à exprimer son amour du cinéma dans un enregistrement solo publié dans une collection où il cotoie Martial Solal, Steve Kuhn, Paul Bley, et Stephan Oliva (« Film music on the piano – Jazz ‘n (e)motion »), Puis il enregistre en 1999 « Afterblue », pour lequel il reçoit le prix Boris Vian de l’Académie du Jazz (1999 – meilleur album de jazz français) et le Django d’Or (2000 – meilleur musicien français de jazz).

Alain Jean-Marie multiplie les concerts et devient également l’un des piliers du jazz parisien, familier du Petit Opportun, du Duc des Lombards, du Sunset/Sunside, des Sept Lézards, du Franc Pinot, ou de Autour de Midi.

Annick Tangorra : Chant

Alain -Jean Marie : piano

https://www.annicktangorra.com/

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